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Réseau hépatite C : Informations pour le grand public sur le dépistage

HEPATITE C

 1. Dans quels cas se faire dépister ?
 2. Intérêt du dépistage
 3. Comment se passe un dépistage ?

1. Vous devez vous faire dépister si :

Vous avez été exposé à un risque, défini par le comité d’experts de l’ANAES en janvier 2001.

Vous devez vous faire dépister si :

  • Vous avez reçu des transfusions de sang ou de produits sanguins (plasma, plaquettes) avant 1992.
  • Vous avez reçu une greffe de tissu, de cellules ou d’organes avant 1992.
  • Vous avez subi une intervention chirurgicale lourde
  • Vous avez séjourné dans un service de réanimation
  • Vous avez eu un accouchement difficile
  • Vous avez été hospitalisé pour une hémorragie digestive
  • Vous avez nécessité des soins médicaux lourds après la naissance
  • Vous prenez ou vous avez pris (même une seule fois) des drogues par voie veineuse (ou par voie nasale).
  • Votre mère était infectée par l’hépatite C au moment  de votre naissance
  • Vous avez été hémodialysé
  • Vous êtes séropositif pour le VIH
  • Vous avez vécu et partagé votre vie quotidienne avec une personne infectée par le virus de l’hépatite C
  • Vous avez été incarcéré
  • Vous avez subi un tatouage ou un piercing avec du matériel non stérile
  • Vous avez été traité par acupuncture ou mésothérapie avec du matériel qui n’était pas à usage unique
  • Vous êtes originaire ou avez reçu des soins dans un pays où l’hépatite C est fréquente : Asie du Sud-est, Moyen-Orient, Afrique, Amérique du Sud.
  • Vous avez été victime d’une exposition professionnelle au sang

Il n’y a pas de raison de faire un dépistage de l’hépatite C si : 

  •  vous fumez "seulement " de la marijuana et du cannabis.
  • vous êtes enceinte mais vous n’avez pas de facteurs de risque
  • vous exercez une profession de santé (en dehors d’un accident exposant au sang récent).

2. Quel est l'intérêt du dépistage ?  

  • Vous pourrez bénéficier d’un traitement antiviral, si celui-ci est nécessaire, afin de prévenir la survenue des complications graves (cirrhose, cancer du foie). Le traitement est d’autant plus efficace qu’il est précoce par rapport à la contamination. Dans la majorité des cas, le traitement permet d’empêcher durablement la multiplication di virus.
  • vous pourrez éviter ce qui aggraverait votre hépatite (l’alcool, certains médicaments).
  • vous pourrez prendre des précautions pour éviter la transmission à votre entourage

3. Comment se pratique le dépistage ?

  • Avec une prescription de votre médecin, le laboratoire de biologie recherche dans votre sang la présence d’anticorps dirigés contre le virus de l’hépatite C. Vous n’avez pas besoin d’être à jeun.
  • Ce test est remboursé à 100 % par la Sécurité Sociale
  • Toutes les CDAG (Consultations de Dépistage Anonyme et Gratuit) pratiquent le dépistage du VHC associé ou non au dépistage du VIH et du virus de l’hépatite B.
  • Si le test est positif ou douteux, une deuxième prise de sang sera nécessaire
  • Si le test est positif sur les deux prises de sang, d’autres examens seront alors nécessaires pour savoir si le virus est toujours présent et pour connaître les répercussions de cette infection au niveau de votre foie
  • Si le test est négatif, et que le dernier risque date de plus de trois mois (parfois plus dans certaines situations particulières comme l’immunodépression), cela signifie que vous n’avez pas été contaminé.

HEPATITE B

 1. Dans quels cas se faire dépister ?
 2. Intérêt du dépistage
 3. Comment se passe un dépistage ?

1. Vous devez vous faire dépister si vous n’étiez pas protégé par un vaccin contre l’hépatite B et si :

  • Vous avez eu des comportements sexuels à risque (relations sexuelles non protégées avec différents partenaires)
  • Un de vos partenaires sexuels est infecté par le virus de l’hépatite B.
  • Vous êtes un homme et vous avez eu des rapports sexuels avec un (des) homme(s)
  • Vous êtes originaire de, ou vous avez vécu dans un pays à forte endémie (Afrique sub-saharienne, Moyen-Orient, Asie, Amérique du Sud)
  • Vos parents sont nés dans un pays à forte endémie.
  • Votre mère était infectée par l’hépatite B au moment de votre naissance
  • Vous avez consommé (même une seule fois) des drogues par voie intraveineuse ou par voie nasale
  • Vous êtes enceinte (dépistage obligatoire au 6e mois de grossesse)
  • Un des membres de votre entourage proche est infecté par le virus de l’hépatite B
  • Vous avez été transfusé avant 1971
  • Vous êtes dialysé
  • Vous avez été exposé au sang de façon accidentelle (professions exposées)
  • Vous avez attrapé une Infection Sexuellement Transmissible (IST)
  • Vous êtes infecté par le VIH ou le virus de l’hépatite C
  • Vous avez été incarcéré
  • Vous avez subi un tatouage ou un piercing avec du matériel non stérile
  • Vous avez été traité par acupuncture ou mésothérapie avec du matériel qui n’était pas à usage unique

2. Quel est l'intérêt du dépistage ?  

  • Vous pourrez bénéficier d’un traitement antiviral, si celui-ci est nécessaire, afin de prévenir la survenue des complications graves (cirrhose, cancer du foie). Le traitement est d’autant plus efficace qu’il est précoce par rapport à la contamination
  • vous pourrez éviter ce qui aggraverait votre hépatite (l’alcool, certains médicaments).
  • vous pourrez prendre des précautions pour éviter la transmission à votre entourage
  • Si vous n’êtes pas contaminé, ce dépistage peut être l’occasion de vous faire vacciner contre l’hépatite B.

3. Comment se pratique le dépistage ?

  • Avec une prescription de votre médecin, le laboratoire de biologie recherche dans votre sang la présence d’antigène du virus de l’hépatite B et d’anticorps dirigés contre le virus de l’hépatite B. Vous n’avez pas besoin d’être à jeun.
  • Ce test est remboursé à 100 % par la Sécurité Sociale
  • Toutes les CDAG (Consultations de Dépistage Anonyme et Gratuit) pratiquent le dépistage du VHB associé ou non au dépistage du VIH et du virus de l’hépatite C.
  • Si le test est positif ou douteux, une deuxième prise de sang sera nécessaire
  • Si le test est positif sur les deux prises de sang, d’autres examens seront alors nécessaires pour savoir si le virus est toujours présent et pour connaître les répercussions de cette infection au niveau de votre foie.
  • Si le test est négatif, et que le dernier risque date de plus de trois mois (parfois plus dans certaines situations particulières comme l’immunodépression), cela signifie que vous n’avez pas été contaminé