Réseau hépatites : Informations pour les professionnels sur le dépistage
1. Indications
2. Quel est l'intérêt du dépistage ?
3. Comment se pratique le dépistage ?
Indications
Il doit y avoir dépistage lorsque le patient appartient à une population à risque, définie lors de la Conférence de Consensus Nationale (Paris, janvier 1997).
Le patient est à risque si :
- il a reçu des transfusions de sang ou de produits sanguins (plasma, plaquettes) avant 1990.
Depuis Mars 1990, les anticorps contre le VHC sont systématiquement recherchés dans les dons de sang et depuis 2001, une PCR (méthode de biologie moléculaire permettant la détection par amplification) complémentaire est pratiquée sur tous les dons.
- il prend ou a pris (même une seule fois) des drogues par voie veineuse ou par voie nasale.
Le virus de l’hépatite C est présent dans le sang et peut vous avoir contaminé(e) lors du partage de matériel d’administration (seringue, paille, petite cuillère, etc...)
Il nous semble également justifié de faire un dépistage si :
- le patient vit sous le même toit qu’une personne ayant une hépatite C.
Le partage d’objets de toilette ayant un contact avec le sang (rasoirs, brosses à dents) peut favoriser la contamination.
- si la mère du patient était porteuse du VHC pendant la grossesse
Il n’y a pas de raison de faire un dépistage de l’hépatite C si :
- le patient fume "seulement" de la marijuana et du cannabis
- il s'agit d'une patiente enceinte mais sans facteurs de risque
- le patient exerce une profession de santé (en dehors d’un accident exposant au sang récent).
Quel est l'intérêt du dépistage ?
- pour mettre en place un traitement antiviral si celui-ci est nécessaire. Le traitement est d’autant plus efficace qu’il est précoce par rapport à la contamination
- pour éviter ce qui aggraverait l'hépatite (l’alcool, certains médicaments)
- prendre des précautions pour éviter la transmission à l'entourage du patient
Comment se pratique le dépistage ?
- une seule prise de sang
- le laboratoire de biologie recherche dans le sang la présence d’anticorps dirigés contre le virus de l’hépatite C
- tous les CDAG (consultation de dépistage anonyme et gratuit) pratiquent le dépistage du VHC associé ou non au dépistage du VIH et du virus de l’hépatite B
- le test est remboursé à 100 % par la Sécurité Sociale