Lorsque l'état d'un malade ou d'un blessé le justifie, le Médecin Régulateur organise son transport vers un établissement hospitalier public ou privé sans l'intervention préalable d'un médecin.

Conformément à la loi, la destination de ce transport est déterminée en prenant en compte les impératifs médicaux (plateau technique), logistiques (proximité) et le choix de la victime ou de son entourage.
En fonction des circonstances ayant amené à poser son indication, le transport peut être assuré par deux types de partenaires :
1. Les ambulances privées
2. Les Véhicules de Secours aux Asphyxiés et Blessés (VSAB)
1. Les ambulances privées
Elles prennent en charge les victimes se trouvant à domicile et, d'une façon générale, dans les lieux "protégés", c'est-à-dire où il n'y a pas de risque ou d'agression.
Elles répondent à des critères réglementaires stricts concernant les équipages et le matériel dont elles doivent disposer pour participer à l'aide médicale urgente.
Cette participation est organisée dans le cadre d'un tour de garde des entreprises établi par la DDASS mais aussi par le biais d'associations de Transport Sanitaire d'Urgence (ATSU). Certaines ont passé une convention avec les établissements supports des SAMU hauts-normands pour organiser leur réponse aux demandes exprimées par les CRRA.
Aujourd'hui, la Région compte 180 entreprises privées de transport sanitaire. Elles représentent un parc de 346 ambulances réparties dans 215 sites d'implantation.
2. Les Véhicules de Secours aux Asphyxiés et Blessés (VSAB)
Ce sont les véhicules de transport sanitaire utilisés par les Sapeurs-Pompiers pour l'évacuation des victimes dans le prolongement de leurs missions de secours.
A ce titre, leurs équipes prennent en charge les malades ou blessés se trouvant en milieu agressif, qu'il s'agisse de la voie publique (le plus souvent), ou de lieux de sinistres.
L'intervention des VSAB est déclenchée par l'intermédiaire des Centres de Traitement de l'Alerte (CTA de Rouen, Dieppe et Le Havre et, d'Evreux) ou des Centres de Secours dont ils dépendent soit par le Médecin Régulateur du SAMU soit par le CTA dans le cadre du prompt secours.
Quel que soit leur mode de déclenchement, ces interventions sont effectuées sous contrôle du Médecin Régulateur à qui est transmis un bilan secouriste qui lui permet de décider des suites à donner.
La Région Haute-Normandie compte aujourd'hui près de 150 VSAB qui assurent le maillage de l'ensemble de son territoire.