Les Services

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Santé Voyages

Santé Voyages donne des conseils de santé pour toutes les personnes se rendant à l'étranger, notamment sur le paludisme, la malaria, les vaccins, la turista, et renvoie vers d'autres liens médicaux.
Santé-Voyages, c'est :

  • une réponse téléphonique de 9 heures à 18 heures en semaine par des médecins qui ont été formés à conseiller les médecins ou les voyageurs voulant avoir accès à des informations à jour sur plus de 150 pays.
  • la mise à jour d'une liste des meilleurs liens vers des sites web concernés par la médecine des voyages. Si vous voulez déclarer un site que nous n'avons pas encore repéré : utilisez le formulaire de déclaration.
  • l'accès à des bases de données de médecine des voyages :
    • Meditravel © 1996-97 ADIMI Marseille,
    • et Edisan© conçues par le Pr. A. Bourgeade et le Dr H. Chaudet, distribuées par CD conseil. Le logiciel Edisan© est remis à jour toutes les 6 semaines.

Paludisme (malaria en anglais)

Il existe des différences entre :

  • les recommandations du Centre National de Référence de l'Epidémiologie du Paludisme d'Importation et Autochtone Français (publié régulièrement dans le B.E.H.) qui découpent en 3 groupes les zones où l'on observe du paludisme
  • et les recommandations de l'OMS qui classent en 3 zones les pays impaludés.

Ces groupes ou zones sont déterminés par les résistances au traitement du paludisme. Nos conseils de prévention reposent sur les recommandations du CNREPIA Français classant les pays en 3 groupes. Vous pouvez consulter les cartes des groupes ou consulter une liste classée en groupe des pays.

Les conseils prophylactiques sont différents et adaptés aux résistances observées dans les zones ou groupes. Il est donc indispensable de consulter un médecin bien informé. Voici quelques recommandations : Attention Informations

  • le paludisme est transmis par la piqûre de moustique (des anophèles) et la prévention du paludisme passe donc par la lutte contre les piqûres de moustique. De plus, cela évite la transmission d'autres maladies, elles aussi transmises par piqûres, comme : la dengue (par des ædes), l'encéphalite japonaise (culex), ...
    Les répulsifs de référence contiennent du DEET, à, de préférence, une concentration de 50 % (par ex: Insect écran peau® Adulte, Repel Insect® Adulte). Il faut les ré-appliquer toutes les quatre à six heures, selon l'humidité ou/et la sudation . Ils conviennent pour les adultes et les enfants de plus de 10 ans, et sont par principe contre-indiqués chez la femme enceinte.
    Pour un enfant de moins de 10 ans et plus de 30 mois il est possible d'utiliser des répulsifs à base d'EHD (Ethylhexanediol) concentré à 30% (par ex: Insect écran peau® Enfant) ou de 35/35 concentré à 20-30% (par ex: Cinq sur Cinq Tropic).
    Il est aussi conseillé d'imprégner l'extérieur des vêtements, par un spray de dérivés de la pyréthrine, qui protégent des piqûres au travers de ceux-ci pendant 1 mois et/ou 6-8 lavages (Perméthrine en spray à 4%, par ex: Insect écran vêtements®, Repel Insect® vêtements, Moustifluid lotion Tissus et Vêtements ... ) ; ou on peut imprégner par trempage des vêtements/tissus qui restent alors efficacement imprégnés de 2 à 6 mois (Perméthrine à 8%, par ex: Insect écran voilage®, Repel Insect® voilage) mais attention le séchage doit alors se faire à plat et non sur un fil, et la Perméthrine est parfois responsable de démangeaisons... Enfin il faut dormir sous une moustiquaire "imprégnée" par des dérivés de la pyréthrine (Deltaméthrine par ex: Moustiquaire Cinq sur Cinq imprégnée de K-Othrine®, Perméthrine par ex: Moustiquaire Mousticologne®), si vous n'êtes pas dans un hôtel climatisé (attention aux coupures d'électricité). En complément du climatiseur qui ne fait que réduire l'agressivité des moustiques, il est nécessaire d'utiliser d'autres petits moyens qui sont toujours utiles : diffuseur électrique d'insecticide avec une réserve liquide 45 nuits (attention aux coupures?, adaptateur prise de courant), diffuseur électrique à pile (éviter les insecticides trop volatiles type dichlorvos qui perdent rapidement de leur efficacité à la chaleur), bombe d'insecticide (transport en cabine dans l'avion), tortillons fumigènes (contrefaçon fréquente si achat sur place)...

  • Séjour dans un pays du groupe I : le traitement préventif fait appel à la chloroquine 100 mg (ex: Nivaquine® en France). (traitement journalier débuté la veille du jour d'exposition au risque et poursuivi pendant 4 semaines après le retour)

  • Séjour dans un pays du groupe II : la prophylaxie repose sur l'association de chloroquine 100 mg  (ex: Nivaquine®) et proguanil 200 mg (ex: Paludrine®), se présentant aussi sous une nouvelle forme commerciale associant les deux produits: Savarine® pour les adultes pesant plus de 45 kg. (traitement journalier commencé 4 à 5 jours avant l'exposition au risque de paludisme, et poursuivi pendant 4 semaines après le retour). En alternative à chloroquine + proguanil, il est possible d'utiliser préventivement : une association d'atovaquone 250 mg et de proguanil 100 mg (ex: Malarone®).  L'association d'atovaquone et de proguanil doit être débuter la veille du départ prise une fois par jour au cours d'un repas (ou à l'occasion d'une prise d'aliment lactée) et poursuivie tout le séjour, plus 7 jours au retour.

  • Séjour dans un pays du groupe III : la méfloquine (ex: Lariam®) est préconisée, elle est déconseillée chez l'enfant de moins de 15 kilos et la femme enceinte. (traitement hebdomadaire initié au moins 10 jours avant le séjour en zone impaludée, et prolongé pendant 3 semaines après l'éviction du risque).
    Il est également possible d'utiliser en traitement préventif : une association d'atovaquone 250 mg et de proguanil 100 mg (ex: Malarone®) pour les adultes pesant plus de 40 kg. L'association d'atovaquone et de proguanil doit être débutée la veille du départ prise une fois par jour au cours d'un repas (ou à l'occasion d'une prise d'aliment lactée) et poursuivi tout le séjour, plus 7 jours au retour.
    En cas d'intolérance à la méfloquine ou de séjour en zone de méfloquino-résistance (zones forestières de la Thaïlande, frontalières du Cambodge de Myanmar et du Laos) il est possible d'utiliser le monohydrate de doxycycline (par ex: Doxypalu®) à la place de la méfloquine, à la dose de 100 mg/j si le poids est > 40 Kg, chez l'enfant de plus de 8 ans et < 40 Kg il faut recommander 50 mg/j débuté la veille du départ et poursuivi pendant le séjour plus 4 semaines après le retour. La doxycycline est déconseillée chez l'enfant de moins de 8 ans et la femme enceinte, et peut provoquer une photosensibilisation grave.

  • NB : depuis le 7 janvier 1999 tous les médicaments antipaludéens en France sont délivrés par les pharmaciens sur présentation d'une ordonnance. Aucun n'est remboursé par la Sécurité Sociale française pour la prévention du paludisme.

Il existe plusieurs éléments de pondération pour déterminer la nécessité de prise d'un traitement antipaludéen préventif :


Si vous voulez un rappel synthétique en savoir plus sur le paludisme (pour les médecins), son mode de transmission, les différentes formes de plasmodium vous pouvez consultez le document guide sur le paludisme.

Les vaccins

Il faut toujours commencer par les vaccinations obligatoires.

  • En pratique, depuis quelques années, seule la vaccination contre la fièvre jaune (anti-amarile) reste obligatoire pour pénétrer dans certains pays. Vous pouvez consulter la carte mondiale des zones présentant un risque de fièvre jaune (d'endémie amarile).
    Ce vaccin doit être réalisé et validé sur un carnet international de vaccination dans un centre agréé. Il en existe dans toutes les régions françaises.

  • Pour vérifier l'état de vos vaccinations usuelles, consultez le tableau des vaccinations recommandées selon le calendrier vaccinal publié par le B.E.H. (voir vaccination).

  • Il peut parfois aussi être exigé une vaccination contre la méningite à méningocoque (ACY & W135 pour le pèlerinage à la Mecque en Arabie Saoudite principalement), mais le plus souvent elle est réalisée volontairement avant un long séjour dans un pays d'endémie habituelle.

  • La vaccination contre le choléra n'est plus disponible en France, compte tenu de sa faible efficacité et de l'abandon (justifié) de l'obligation de se vacciner pour la quasi totalité des pays (en tout cas pour du tourisme).

Deux catégories de voyageurs :

Il existe deux catégories de voyageurs pour lesquels les recommandations se répartissent en :

  1. ceux qui effectuent un séjour résidentiel ou un circuit organisé pendant une courte durée (10 à 15 jours) : une mise à jour de la vaccination DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite), et éventuellement de la vaccination contre l'hépatite A suffit.
  2. ceux qui partent pour un séjour prolongé ou itinérant avec un support logistique faible : dans ce cas la liste des vaccinations est adaptée aux risques sanitaires du pays et à l'activité sur place. On peut citer la vaccination contre :

    *Tous ces vaccins ne sont pas de pratique courante, mais doivent faire l'objet d'une prise de renseignements et d'une réflexion avec votre médecin traitant.

La turista

adapté de VaccinAction : visa pour ... la diarrhée du voyageur: aspects actuels et perspectives. Dr Patrice Bourée - n°8/1997.

Le caractère cosmopolite de cette affection en explique les diverses appellations. Le plus souvent, l’épisode de turista ou encore turista survient 3 à 5 jours après l’arrivée et disparaît spontanément en quelques jours . Il existe un deuxième pic de fréquence vers le 10e jour. Le sujet présente une diarrhée composée de 5 à 6 selles par jour, avec parfois un peu de sang, accompagnée de douleurs abdominales, et éventuellement de vomissements et de fièvre .

C’est pourquoi le voyageur doit alors modifier souvent son parcours en fonction de la localisation des toilettes ! Cependant, 20 % des sujets sont obligés de s’aliter et 2 % sont hospitalisés. Habituellement, le contexte n’est guère favorable à la réalisation d’examens complémentaires. L’agent en cause est rarement décelé. L’origine de la turista est multifactorielle : jeune âge, voyage itinérant, modification des habitudes alimentaires, niveau aisé du voyageur, antécédents de pathologie digestive, et bien entendu, région visitée. L’Amérique latine, l’Afrique et Asie du sud-est sont des zones à haut risque. La cause est essentiellement infectieuse, avec une prédominance bactérienne, en particulier, Escherichia Coli Entérotoxigène (ETEC). Seulement 1/5 des turistas est d’origine virale ou parasitaire : Entamoeba Histolytica, Giardia Intestinalis, Cryptosporidum, Isospora, Cyclospora. La contamination s’effectue par l’ingestion d’aliments contaminés : fruits, crudités, poissons et fruits de mer, eau de boisson. Les mains sales et les mouches sont des vecteurs importants de ces agents pathogènes.

   Le traitement repose d'abord sur la réhydratation, surtout en cas de diarrhée abondante et durable plus ou moins associée à des vomissements. Une boisson équilibrée avec une alimentation riche en sucre suffisent. Le traitement infectieux repose sur les antiseptiques intestinaux, suivis si les troubles persistent d'antidiarrhéïques. La prophylaxie consiste surtout à surveiller son alimentation : peler les fruits, éviter les crudités, cuire les aliments à plus de 65°C, ne boire que des boissons encapsulées. Dans le futur, l'idéal serait un vaccin contre les principaux germes, actuellement peu de médicaments ont prouvé leur efficacité préventive associée à une absence d'effet secondaire.

   La diarrhée du voyageur est un problème majeur des touristes et des résidents en pays tropical. Fort heureusement, cette affection plus gênante que grave est habituellement labile et bénigne, mais elle peut parfois persister assez longtemps. Selon la région que vous allez visiter, vous pouvez connaître le risque de diarrhée du voyageur en consultant la carte de fréquence de la turista.

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Pour nous poser vos questions ou nous faire une suggestion sur la préparation sanitaire d'un voyage vous pouvez :

     
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