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Malaria en anglais.

Il existe des différences entre :

  • les recommandations du Centre National de Référence de l'Epidémiologie du Paludisme d'Importation et Autochtone Français (publié régulièrement dans le B.E.H.) qui découpent en 3 groupes les zones où l'on observe du paludisme
  • et les recommandations de l'OMS qui classent en 3 zones les pays impaludés.

Ces groupes ou zones sont déterminés par les résistances au traitement du paludisme. Nos conseils de prévention reposent sur les recommandations du CNREPIA Français classant les pays en 3 groupes. Vous pouvez consulter les cartes des groupes ou consulter une liste classée en groupe des pays.

Les conseils prophylactiques sont différents et adaptés aux résistances observées dans les zones ou groupes. Il est donc indispensable de consulter un médecin bien informé. Voici quelques recommandations : Attention Informations

  • le paludisme est transmis par la piqûre de moustique (des anophèles) et la prévention du paludisme passe donc par la lutte contre les piqûres de moustique. De plus, cela évite la transmission d'autres maladies, elles aussi transmises par piqûres, comme : la dengue (par des ædes), l'encéphalite japonaise (culex), ...
    Les répulsifs de référence contiennent du DEET, à, de préférence, une concentration de 50 % (par ex: Insect écran peau® Adulte, Repel Insect® Adulte). Il faut les ré-appliquer toutes les quatre à six heures, selon l'humidité ou/et la sudation . Ils conviennent pour les adultes et les enfants de plus de 10 ans, et sont par principe contre-indiqués chez la femme enceinte.
    Pour un enfant de moins de 10 ans et plus de 30 mois il est possible d'utiliser des répulsifs à base d'EHD (Ethylhexanediol) concentré à 30% (par ex: Insect écran peau® Enfant) ou de 35/35 concentré à 20-30% (par ex: Cinq sur Cinq Tropic).
    Il est aussi conseillé d'imprégner l'extérieur des vêtements, par un spray de dérivés de la pyréthrine, qui protégent des piqûres au travers de ceux-ci pendant 1 mois et/ou 6-8 lavages (Perméthrine en spray à 4%, par ex: Insect écran vêtements®, Repel Insect® vêtements, Moustifluid lotion Tissus et Vêtements ... ) ; ou on peut imprégner par trempage des vêtements/tissus qui restent alors efficacement imprégnés de 2 à 6 mois (Perméthrine à 8%, par ex: Insect écran voilage®, Repel Insect® voilage) mais attention le séchage doit alors se faire à plat et non sur un fil, et la Perméthrine est parfois responsable de démangeaisons... Enfin il faut dormir sous une moustiquaire "imprégnée" par des dérivés de la pyréthrine (Deltaméthrine par ex: Moustiquaire Cinq sur Cinq imprégnée de K-Othrine®, Perméthrine par ex: Moustiquaire Mousticologne®), si vous n'êtes pas dans un hôtel climatisé (attention aux coupures d'électricité). En complément du climatiseur qui ne fait que réduire l'agressivité des moustiques, il est nécessaire d'utiliser d'autres petits moyens qui sont toujours utiles : diffuseur électrique d'insecticide avec une réserve liquide 45 nuits (attention aux coupures?, adaptateur prise de courant), diffuseur électrique à pile (éviter les insecticides trop volatiles type dichlorvos qui perdent rapidement de leur efficacité à la chaleur), bombe d'insecticide (transport en cabine dans l'avion), tortillons fumigènes (contrefaçon fréquente si achat sur place)...

  • Séjour dans un pays du groupe I : le traitement préventif fait appel à la chloroquine 100 mg (ex: Nivaquine® en France). (traitement journalier débuté la veille du jour d'exposition au risque et poursuivi pendant 4 semaines après le retour)

  • Séjour dans un pays du groupe II : la prophylaxie repose sur l'association de chloroquine 100 mg  (ex: Nivaquine®) et proguanil 200 mg (ex: Paludrine®), se présentant aussi sous une nouvelle forme commerciale associant les deux produits: Savarine® pour les adultes pesant plus de 45 kg. (traitement journalier commencé 4 à 5 jours avant l'exposition au risque de paludisme, et poursuivi pendant 4 semaines après le retour). En alternative à chloroquine + proguanil, il est possible d'utiliser préventivement : une association d'atovaquone 250 mg et de proguanil 100 mg (ex: Malarone®).  L'association d'atovaquone et de proguanil doit être débuter la veille du départ prise une fois par jour au cours d'un repas (ou à l'occasion d'une prise d'aliment lactée) et poursuivie tout le séjour, plus 7 jours au retour.

  • Séjour dans un pays du groupe III : la méfloquine (ex: Lariam®) est préconisée, elle est déconseillée chez l'enfant de moins de 15 kilos et la femme enceinte. (traitement hebdomadaire initié au moins 10 jours avant le séjour en zone impaludée, et prolongé pendant 3 semaines après l'éviction du risque).
    Il est également possible d'utiliser en traitement préventif : une association d'atovaquone 250 mg et de proguanil 100 mg (ex: Malarone®) pour les adultes pesant plus de 40 kg. L'association d'atovaquone et de proguanil doit être débutée la veille du départ prise une fois par jour au cours d'un repas (ou à l'occasion d'une prise d'aliment lactée) et poursuivi tout le séjour, plus 7 jours au retour.
    En cas d'intolérance à la méfloquine ou de séjour en zone de méfloquino-résistance (zones forestières de la Thaïlande, frontalières du Cambodge de Myanmar et du Laos) il est possible d'utiliser le monohydrate de doxycycline (par ex: Doxypalu®) à la place de la méfloquine, à la dose de 100 mg/j si le poids est > 40 Kg, chez l'enfant de plus de 8 ans et < 40 Kg il faut recommander 50 mg/j débuté la veille du départ et poursuivi pendant le séjour plus 4 semaines après le retour. La doxycycline est déconseillée chez l'enfant de moins de 8 ans et la femme enceinte, et peut provoquer une photosensibilisation grave.

  • NB : depuis le 7 janvier 1999 tous les médicaments antipaludéens en France sont délivrés par les pharmaciens sur présentation d'une ordonnance. Aucun n'est remboursé par la Sécurité Sociale française pour la prévention du paludisme.

Il existe plusieurs éléments de pondération pour déterminer la nécessité de prise d'un traitement antipaludéen préventif :


Si vous voulez un rappel synthétique en savoir plus sur le paludisme (pour les médecins), son mode de transmission, les différentes formes de plasmodium vous pouvez consultez le document guide sur le paludisme.