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Définition

Le paludisme (en anglais, on parle de Malaria) est une maladie parasitaire  transmise par la piqûre d'un moustique (anophèle femelle). La prévention passe avant tout par la lutte contre les piqûres de moustique = protection anti vectorielle c'est à dire le port de vêtements adaptés et l'utilisation de répulsifs et moustiquaires.

Cette protection permet également d'éviter la transmission d'autres maladies, elles aussi transmises par piqûres de moustiques telles que la dengue (ædes), l'encéphalite japonaise (culex), ...

A cela doit s'associer dans la grande majorité des situations, un traitement préventif par comprimés.

Protection anti-vectorielle systématique

Les moustiques du paludisme piquent le soir et la nuit.

  • Port de vêtements amples, couvrants, de couleur claire et imprégnés de répulsifs. Les répulsifs à utiliser sur les vêtements et les tissus doivent contenir de la perméthrine.
  • Utilisation de répulsifs cutanés sur les parties du corps non protégés par les vêtements à appliquer en particulier le soir. Il est recommandé d'utiliser des répulsifs cutanés de préférence à base de DEET (en concentration variable en fonction de l'âge). Ils doivent être ré-appliqués toutes les quatre à six heures, selon l'humidité ou/et la sudation.
  • Utilisation d'une moustiquaire imprégnée de répulsif. Elle a fortement contribué à diminuer le taux de mortalité par paludisme en Afrique.

Chimio prophylaxie par anti paludique

Les zones impaludées sont classées en groupes en fonction de la résistance du parasite à la chloroquine.  L'OMS distingue  3 groupes pour lesquels le traitement préventif (par comprimés) du paludisme diffère. Quel que soit le médicament indiqué, il n'est délivré que sur ordonnance médicale, il présente des contre-indications et des interactions médicamenteuses. Un avis médical est impératif.

  • Pour les zones du groupe I, non résistant à la chloroquine, il est d'usage de ne pas prendre de traitement. Le paludisme rencontré dans ces zones étant le plus souvent une forme bénigne à développement lent, seule la protection  anti-vectorielle est recommandée.
  • Pour les zones du groupe II (peu nombreuses), un traitement associant chloroquine et proguanil (connu sous le nom commercial de Savarine) peut-être indiqué. Les contraintes de durée et de tolérance de ce traitement conduisent parfois le médecin traitant à prescrire un traitement du groupe III (également indiqué dans ces zones) comme la Malarone.
  • Pour les zones du groupe III, plusieurs traitements peuvent être proposés:
    • La Malarone (Atovaquone-Proguanil) se prend la veille de l'arrivée en zone à risque, tout le long du séjour en zone à risque et encore une semaine après le retour. Ce médicament est bien assimilé sur le plan digestif lorsqu'il est absorbé avec des matières grasses.
    • Le Lariam (méfloquine) est à débuter 15 jours avant le départ à raison d'un comprimé par semaine, à poursuivre pendant la durée du séjour dans la zone à risque et à continuer pendant 3 semaines après le retour. Certaines zones impaludées d'Asie sont résistantes au Lariam, renseignez-vous avant votre départ en fonction de votre destination.
    • Le Doxypalu (doxycycline) doit être débuté la veille d'arriver en zone impaludée, chaque soir durant le séjour et encore 4 semaines après la sortie de la zone à risques. Ce traitement peut entraîner des réactions cutanées à type de photosensibilisation, il est donc préconisé d'utiliser une protection solaire.

Ci-dessous les Recommandations françaises de prévention du paludisme en fonction des pays. Pour de plus amples informations, n'hésitez pas à nous contacter.