Carte des zones d'endémie

Agent pathogène
On retrouve fréquement des diarrhées polymicrobiennes et des diarrhées sans germes identifiables (48 à 68 % selon les études), néanmoins Escherichia coli (entérotoxinogéne = ETEC) est la bactérie la plus souvent en cause (jusqu'à 60 % des cas). Il est aussi retrouvé des : Shigelles, Salmonelles, Campylobacter, Giardia, Rotavirus...

Clinique
La plupart du temps la diarrhée survient dans les 7 premiers jours du séjour. Elle est définie par la survenue de plus de 3 selles liquides par jour associées à un ou plusieurs des symptômes suivant : malaises, douleurs abdominales, nausées, vomissements, plus rarement une dysenterie qui est caractérisée par des selles glairo-sanglantes. Il peut aussi exister : fièvre, frissons, céphalées, myalgies, arthralgies, asthénie, anorexie. Cette diarrhée peut durer 5 jours, au rythme de 3 à 10 selles par jour. Un malade sur 5 est alité; l'hospitalisation, rare, est nécessaire si il y a une déshydratation et dans les formes sévères.

Traitement et prévention 
Il repose d'abord sur la réhydratation, surtout en cas de diarrhée abondante et durable plus ou moins associée à des vomissements. Une boisson équilibrée avec une alimentation riche en sucre suffisent. Le traitement infectieux repose sur les antiseptiques intestinaux (nifuroxazide -ex : Ercéfuryl®, Panfurex®-), suivis si les troubles persistent d'antidiarrhéïques inhibiteurs de l'enképhalinase ou ralentisseurs du transit (type : racécadotril -ex: Tiorfan®-, ou lopéramide -ex: Imodium®-). Enfin les antibiotiques de la famille des quinolones représentent le meilleur traitement en cas de trouble sévère, à forte dose pendant un durée courte de 1 à 3 jours. Toutefois une résistance de certains Campylobacter existe en Asie du Sud-Est. Il faut rappeler les possibles accidents de phototoxicité (interaction avec le soleil , allant jusqu'à des brûlures aux deuxième degré) et la contre indication aux enfants et femmes enceintes.
La prophylaxie repose sur la régle : "Boil it, cook it, peel it or forget it". Elle consiste donc à surveiller son alimentation : peler les fruits, éviter les crudités, ne boire que des boissons de marques reconnues et encapsulées ou une eau rendue potable (voir [3] dans les trousses de santé), ou de façon générale : thé, café, infusion et aliments servi à plus de 65°C, . De nombreux essais de chimioprophylaxie ont donné des résultats satisfaisants, mais les effets secondaires possibles de ces produits n'encouragent pas leur prise (voir tableau). Le nifuroxazide a apporté un certain confort, sans risque d'effets secondaires, mais rend les examens diagnostiques (par culture de selle) difficiles en cas d'échec.
