1. Les différents masques
2. L'installation du masque
3. L'entretien du masque
Comme nous l'avons vu précédemment la ventilation artificielle est prescrite par le médecin pour corriger un dysfonctionnement respiratoire grave. C’est le médecin qui précise si cette ventilation doit se faire par trachéotomie ou par masque nasal.( pour la ventilation par trachéotomie, cf. " guide du trachéotomisé " dans la même collection.)
Pour la ventilation au masque nasal, c’est par l’intermédiaire d’un masque placé sur le visage et plus précisément autour du nez que l’air généré par le respirateur parviendra aux poumons du malade.
Le masque n’est donc qu’un moyen d'accès aux voies respiratoires mais il a un rôle très important car de ses qualités dépendra l’efficacité du traitement.
Les qualités essentielles d’un masque de ventilation :
- être le plus étanche possible au niveau du nez afin d’éviter les fuites d’air et garantir un niveau de pression efficace pour la ventilation.
- ne pas entraîner d’irritation nasale, que ce soit sur l’arête nasale ou au niveau des ailes du nez.
- être le plus " confortable " possible pour être bien toléré par le patient pendant sa ventilation.
1. Les différents masques
Il existe différents modèles de masques que l’on peut classer en 2 grandes catégories :
- les masques dits " moulés " sont réalisés manuellement en pâte de silicone à partir de l’empreinte du nez.
- les masques standards qui sont composés de :
- ="3">une coque rigide,
- ="3">une partie en silicone souple (voile, bulle...).
Ces masques standards sont disponibles en plusieurs tailles.
- Les masques dits " à pilots " sont de conception particulière et se composent de :
- ="3">2 petits embouts de silicone coniques qui se placent à l’entrée des narines.
- ="3">1 support qui solidarise les 2 embouts entre eux et permet la connexion au tuyau.
Ce dernier type de masque est parfois utilisé provisoirement lorsque il y a fragilisation ou irritation de l’arête nasale, car les points d'appui ne sont plus les mêmes et permettent de soigner l’irritation.

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Ce qu’il faut savoir :
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="3">Il est fréquent qu’il soit nécessaire d’essayer plusieurs types de masques pour rechercher à la fois la meilleures étanchéité et le meilleur confort.
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="3">Une bonne évaluation d’un masque ne peut pas se faire en 1 heure mais après plusieurs heures de ventilation.
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="3">Suivant l’organisation de votre association régionale, ce sera une infirmière, un technicien ou un kinésithérapeute qui sera chargé des masques de ventilation. N’hésitez pas à lui demander conseil ! |
2. L’installation du masque
Savoir placer le masque correctement sur son visage nécessite un apprentissage qui peut demander du temps mais la patience investie se traduira par la suite en confort de ventilation. Avec le temps et l’habitude chaque personne trouve la façon de procéder qui lui convient.
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Ce qu’il faut faire :
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="3">Vérifiez que vous n’aurez plus à vous déplacer,
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="3">Installez vous confortablement,
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="3">Vérifiez que, votre masque, les élastiques ou le harnais ne sont pas abîmés,
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="3">Réglez la longueur du harnais ou des élastiques en respectant les repères que vous aurez eu soin de mettre lors de précédentes utilisations satisfaisantes. |
Attention ! Il est inutile voire déconseillé de trop serrer le harnais ou les élastiques car, plutôt que d’améliorer l’étanchéité du masque, vous risquez de créer des fuites ou de vous abîmer le nez.
Très important ! Vous devez vous ventiler impérativement bouche fermée pour que la ventilation soit efficace, sinon l’air qui sera envoyé par le respirateur ressortirait par la bouche et vous ne seriez plus dans les conditions garantissant le niveau de pression nécessaire à une bonne ventilation. De plus, cela provoquera un dessèchement anormal des voies respiratoires. C'est une des limites de la méthode.
Pourquoi faut-il éviter les fuites ?
Pour qu’une ventilation artificielle soit efficace, elle doit permettre l’introduction d’air dans les voies respiratoires. Le volume d’air nécessaire est déterminé pour chaque malade par son médecin prescripteur, il doit être respecté !
Si des fuites se produisent, c’est autant d’air qui ne pénétrera pas dans les voies respiratoires, d’où une inefficacité partielle de la ventilation.
Qu’est-ce que la " pression d’insufflation " ?
C’est la pression créée par l’air lorsqu’il rentre dans les voies respiratoires.
Elle ne sera pas la même si vous êtes détendu ou stressé, encombré ou non, fatigué ou pas.
Un conseil ! (pour les respirateurs volumétriques)
Lors d’une ventilation réalisée dans les meilleures conditions possibles et alors que vous vous sentez " bien ", demandez à une personne de votre entourage de regarder pour vous le manomètre de pression qui se trouve sur votre respirateur et de vous donner le chiffre indiqué par l’aiguille. Cette pression (en millibars ou en cm d’eau) peut alors vous servir de base de comparaison.
Ainsi, à l’occasion d’une sensation de gêne alors que vous êtes branché, vous pouvez demander à une tierce personne de vérifier cette pression.
Si elle est plus basse que la pression de référence, cela peut signifier :
- ="3">soit que votre masque est mal placé et qu’une fuite assez importante fait chuter la pression,
- ="3">soit que le circuit de votre respirateur est percé et que de l’air s’échappe par ce trou.
Si elle est plus haute,
- ="3">que vous n’êtes pas correctement installé (si vous êtes à ½ assis , la pression sera plus élevée que si vous êtes allongé) ;
- ="3">que vous êtes encombré, c’est à dire que les mucosités encombrent vos poumons, et que vous avez peut être une infection bronchique ;
- ="3">que vos bronches sont plus " serrées ", moins souples que d’ordinaire par le fait d’une inflammation.
Avec le temps et l’habitude, vous ressentirez facilement si l’air pénètre de manière habituelle ou non dans vos poumons. Cela ne dispense pas de la surveillance régulière, par un tiers, de la pression sur le respirateur.
3. L’Entretien du masque
Pour votre confort et votre sécurité, un masque nasal s’entretient.
Cet entretien est destiné avant tout à vous protéger de la survenue d’éventuelles infections locales.
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Ce qu’il faut faire :
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="3">Nettoyer votre masque et pour le faire, la règle par excellence est la simplicité : eau + savon de Marseille.
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="3">Pour un masque moulé, il convient de faire un nettoyage régulier et délicat à la main, avec du savon. Vous frottez doucement la partie extérieure et intérieure du masque, puis rincez abondamment à l’eau courante, essuyez le ensuite avec un tissu propre ou avec un essuie-tout.
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="3">Pour un masque de type standard avec voile en silicone simple ou double, vous imbibez une compresse d’eau et de savon et vous frottez l'extérieur et l’intérieur. Rincez ensuite abondamment à l’eau et essuyez le masque avec un tissu propre ou un essuie-tout.
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="3">Pour un masque dit à " pilots ", vous démontez les pilots de leur base et les frottez à l’aide d’une compresse imbibée d’eau et de savon de marseille. Rincez les abondamment à l’eau et essuyez. Vous pouvez procéder de la même façon pour la base. |
Attention!
A la fin de la ventilation, quand vous vous débranchez, n’oubliez pas de retirer votre masque du circuit et de le déposer dans un endroit propre, en évitant les risques de chute.
UN MASQUE BIEN ENTRETENU EVITE LES INFECTIONS
ET DURE PLUS LONGTEMPS.