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Déplacements et vacances

 1. Prévoir et organiser les déplacements
 2. Vous voyagez en voiture
 3. Vous voyagez en train (SNCF)
 4. Vous voyagez en avion
 5. Vous voyagez en bateau
 6. Vous utilisez les transports en commun


Un traitement de ventilation au masque nasal ne doit pas vous empêcher de vous déplacer. Mais quel qu’en soit le motif (vacances, travail, réunions familiales...), votre traitement ne doit pas être interrompu !

Il faudra donc toujours veiller à :

  • prévoir
  • organiser vos déplacements

Pour les déplacements en transports en commun (avec de l’02 en déambulation), la réglementation en vigueur évolue. Au ministère de l’Equipement et des Transports, le travail continue au sein du COLITRAH (comité de Liaison pour le Transport des personnes handicapées).

Un représentant de la FFAAIR (Fédération Française des Amicales et Associations d’Insuffisants Respiratoires) fait partie de ce comité et participe donc à ces travaux.

Renseignez-vous auprès de vos associations !

1. Prévoir et organiser les déplacements

Dans toute la mesure du possible, essayez de prévoir suffisamment à l’avance vos déplacements afin d’avoir le temps de bien les organiser.

Ce qu’il faut savoir :

Suivant le type de matériel que vous utilisez plusieurs solutions sont possibles :

  • vous partez avec votre matériel habituel

  • vous n’emmenez qu’une partie de votre matériel et disposez sur place d’un matériel prêté par l’Association régionale d’accueil

  • vous souhaitez trouver sur place le matériel nécessaire à votre traitement.

 

Attention !

Il est recommandé, chaque fois que cela est possible de se déplacer avec son matériel personnel (extracteur, aspirateur, réservoirs portables d’O2 liquide), Vérifiez que votre dispositif portable soit compatible avec le matériel existant dans la région où vous allez, les matériels d’O² liquide portables ne sont compatibles pour le remplissage qu’avec les sources fixes de la même marque.

C’est généralement votre association régionale qui se charge de prévenir l’association d’accueil de votre arrivée, dès que vous l’aurez informée de votre déplacement.

Elle lui précisera :

  • le lieu et la durée de votre séjour
  • le matériel que vous emportez et qui pourra si besoin est nécessiter l’intervention d’un technicien
  • le matériel dont vous aurez besoin sur place et que l’association d’accueil pourrait éventuellement mettre à votre disposition
  • votre besoin en livraison d’O2 gazeux ou liquide

Attention !

Avant votre départ, vous devrez avoir reçu :

  • la confirmation de ces transmissions,
  • les coordonnées de l’association d’accueil et celles des fournisseurs d’O2 liquide ou gazeux, si besoin est.

Ce qu’il faut faire

Contacter le plus rapidement possible votre association régionale en lui précisant :

  • les dates et la durée de votre déplacement,
  • le lieu de résidence,
  • le numéro de téléphone,
  • le matériel que vous pouvez emporter et le cas échéant celui que vous souhaiteriez trouver sur place.

Demander les coordonnées de l’association régionale correspondant à votre lieu de séjour.

Dans certains cas, il sera utile de parler de vos projets avec votre médecin traitant (climat, altitude, état de santé...).

2. Vous voyagez en voiture

C’est le mode de transport le plus fréquemment utilisé car il facilite le transport du matériel.

Ce qu’il faut savoir :

Un extracteur peut se mettre facilement dans le coffre arrière d’une voiture. Si une place arrière de la voiture est disponible, il est facile de le glisser entre le siège avant et le siège arrière, si cette place est trop étroite, on peut le poser sur le siège arrière et le maintenir avec la ceinture de sécurité quelle que soit la place qu’il occupe dans le véhicule, il faut toujours veiller à sa stabilité et à son maintien. Il peut être transporté debout ou couché (prendre soin de ne pas laisser d’eau dans l’éventuel humidificateur).

Attention !
Débranchez l’humidificateur s’il y en a un.

Les bouteilles d’O2 gazeux (1 m3 et 0,4 m3) peuvent être transportées couchées ou en position verticale , mais toujours solidement arrimées.
Les placer dans le véhicule en position verticale ou horizontale en faisant attention à ce qu’elles ne risquent pas de tomber ou de rouler, même en cas de freinage brutal.

Attention au manodétendeur : si vous utilisez de l’O2 pendant le transport : fixez bien la bouteille (ex : autour de l’appui tête du siège, couchée entre les 2 sièges avant...)

Attention !
Les robinets d’ouverture des petites bouteilles sont particulièrement fragiles et se tordent facilement.
Pour l’O2 liquide : les sources fixes ne doivent jamais être déplacées par des particuliers, mais uniquement par des transporteurs agrées.

Pour le matériel portable d’O2 liquide - mêmes consignes que pour l’O2 gazeux, mais la position verticale est obligatoire.

Ce qu’il faut savoir :

Un extracteur peut se mettre facilement dans le coffre arrière d’une voiture. Si une place arrière de la voiture est disponible, il est facile de le glisser entre le siège avant et le siège arrière, si cette place est trop étroite, on peut le poser sur le siège arrière et le maintenir avec la ceinture de sécurité quelle que soit la place qu’il occupe dans le véhicule, il faut toujours veiller à sa stabilité et à son maintien. Il peut être transporté debout ou couché (prendre soin de ne pas laisser d’eau dans l’éventuel humidificateur).

Attention !
Débranchez l’humidificateur s’il y en a un.

Les bouteilles d’O2 gazeux (1 m3 et 0,4 m3) peuvent être transportées couchées ou en position verticale , mais toujours solidement arrimées.
Les placer dans le véhicule en position verticale ou horizontale en faisant attention à ce qu’elles ne risquent pas de tomber ou de rouler, même en cas de freinage brutal.

Attention au manodétendeur : si vous utilisez de l’O2 pendant le transport : fixez bien la bouteille (ex : autour de l’appui tête du siège, couchée entre les 2 sièges avant...)

Attention !
Les robinets d’ouverture des petites bouteilles sont particulièrement fragiles et se tordent facilement.
Pour l’O2 liquide : les sources fixes ne doivent jamais être déplacées par des particuliers, mais uniquement par des transporteurs agrées.

Pour le matériel portable d’O2 liquide - mêmes consignes que pour l’O2 gazeux, mais la position verticale est obligatoire.

Recommandations

Lors du transport de l’oxygène dans le véhicule :

  • Eloignez tout bidon d’huile ou chiffon graisseux !
  • Dans l’habitacle du véhicule, laissez une vitre entrouverte.

NE PAS FUMER

3. Vous voyagez en train (SNCF)

La réglementation actuellement en vigueur à la SNCF pour le transport des personnes handicapées respiratoires appareillées en O2 portable est restrictive.

Les travaux du COLITRAH devraient prochainement permettre d’améliorer cette situation ! Renseignez vous auprès de votre association régionale, de la SNCF ou de la FFAAIR (Fédération Française des Associations et Amicales d’Insuffisants Respiratoires).

Ce qu’il faut savoir :

  • Le transport de réservoir fixe d’O2 liquide n’est pas autorisé (par des particuliers).
  • Le transport d’O2 gazeux n’est autorisé qu’à conditions que les bouteilles soient placées dans un sac.
  • Il est autorisé en train de nuit avec obligation pour l’usager de payer l’intégralité des places du compartiment.
  • Pour les extracteurs et les aspirateurs, il n’y a aucun moyen de branchement électrique dans les trains classiques.
    Il ne peut y avoir plus de 4 insuffisants respiratoires par voiture. Un voyageur insuffisant respiratoire doit toujours voyager avec un accompagnateur, s’il est appareillé durant le transport.

Recommandations :

  • Vous devez impérativement voyager dans une voiture non fumeur.
  • Voyagez de préférence en période creuse !
  • Si vous être titulaire de la carte invalidité à 80 %, votre accompagnateur bénéficie d’une place à demi-tarif.
  • Pour tous renseignements, n’hésitez pas à vous adresser au service accueil présent dans toutes les gares SNCF. Ce personnel pourra vous aider en cas de difficultés.

4. Vous voyagez en avion

Il sera essentiellement question ici des réglementations concernant les compagnies aériennes Françaises (Air France). Une harmonisation des procédures est actuellement en cours et sera prochainement effective.

Ce qu’il faut savoir :

  • Il est absolument impossible d’utiliser votre dispositif habituel d’oxygène de déambulation à bord d’un avion.

  • En revanche, un certain nombre de bouteilles d’O2 gazeux agréées " aviation " sont mises à la disposition des passagers insuffisants respiratoires qui en font la demande.

Attention ! Le nombre de ces bouteilles est limité et les débits limités à 2l ou 4l/minute !

Ce service est le plus souvent payant (se renseigner auprès des compagnies aériennes).

Il faudra impérativement prévoir votre voyage suffisamment tôt de manière à prévenir le service médical de votre demande de mise à disposition de bouteille d’O2.

Ce qu’il faut faire

  • signaler lors de la réservation de votre billet, votre besoin d’oxygène pendant le vol. Vous recevrez alors, un imprimé spécifique, dont une partie devra être remplie par votre médecin traitant. Ce document devra ensuite être envoyé au service médical de la compagnie aérienne concernée.

Recommandations

  • Si vous n’êtes pas habitués à ces démarches, nous vous recommandons de faire vos réservations en passant par un professionnel des voyages (agences de voyage ...).
  • Il est prudent le jour du voyage, d’arriver de bonne heure à l’aéroport et de vérifier auprès du guichet de votre compagnie que tout est bien prévu pour vous. N’hésitez pas à questionner le personnel, ces vérifications de dernière minutes seront utiles à tout le monde.
  • Pour les personnes qui ont besoins d’O2 pendant les transfert à l’aéroport, nous vous recommandons d’en parler avec le personnel de votre association régionale, ce service ne concerne plus les compagnies aériennes ;
    Il est possible de se faire véhiculer en fauteuil dans les aéroports (téléphoner aux aéroports).

5. Vous voyagez en bateau

Vous pouvez envisager de faire une croisière.

Ce qu’il faut savoir :

  • C’est le médecin de la compagnie après avis du médecin de bord du bateau qui donne ou non son accord (au vu des indications médicales transmises).

  • Généralement, toutes les cabines sont équipées de prises de courant permettant de brancher un extracteur, aspirateur, ou respirateur.

  • Sur un bateau croisière, il faut tenir compte du nombre d’escaliers, d’ascenseurs et des problèmes posés d’accessibilité au navire.

Ce qu’il faut faire

  • prenez l’avis de votre médecin traitant qui établira un certificat médical circonstancié destiné aux médecins de la compagnie.
  • au moment de la réservation :
    • signalez votre handicap respiratoire
    • remettez le certificat médical au service médical de la compagnie

Recommandations : Avant de prendre votre décision, faites vous bien préciser les conditions d’accessibilité au bateau (escale, excursions) et la présence ou non d’ascenseurs dans le bateau.

6. Vous utilisez les transports en commun

Grâce aux travaux du COLITRAH, une réglementation récente autorise les personnes qui déambulent avec de l’O2 portable, d’utiliser les transports en commun.

Attention ! Cette réglementation s’applique actuellement à Paris et dans la Région Parisienne (RATP) et dans certaines villes de province.

Si vous avez des difficultés dans votre agglomération joindre la compagnie qui gère les transports en commun en leur demandant de se renseigner au ministère des transports (COLITRAH).